Bourse et concours

April 4, 2007 by audebertrand

Fondation Jean-Luc Lagardère :Des Bourses de Talent pour les jeunes créateurs  Paris, le 02 avril 2007 Dix bourses, pour un montant total de 255.000 euros, seront attribuées cette année à de jeunes créateurs et professionnels des médias qui présentent un projet original, en langue française, dans les domaines de l’écrit, de l’audiovisuel, de la musique et du numérique*.Deux nouvelles Bourses ont été créées cette année : la Bourse Auteur de Film Documentaire (25 000 euros) et la Bourse Auteur de Film d’Animation (30 000 euros), élargissant ainsi le champ d’intervention de la Fondation à l’ensemble des métiers de l’audiovisuel. Décernées par des jurys prestigieux depuis 1989, ces bourses, par leur montant et la diversité des disciplines concernées, font de la Fondation Jean-Luc Lagardère le premier mécène de la jeune création française. Elles offrent aux lauréats non seulement des moyens financiers pour aller au bout de leur projet mais sont un tremplin pour leur avenir professionnel. Les candidats doivent avoir moins de 30 ans (35 ans pour les libraires) et une première expérience professionnelle réussie dans leur discipline. Les dossiers d’inscription peuvent être téléchargés sur le site de la Fondation www.fondation-jeanluclagardere.com à partir du 1er avril et envoyés au siège de la Fondation avant le 15 juin 2007.  * Bourse Ecrivain : 25 000 euros ; Bourse Journaliste : 10 000 euros ; Bourse Photographe : 15 000 euros ; Bourse Scénariste TV : 20 000 euros ; Bourse Créateur numérique : 25 000 euros ; Bourse Libraire : 30 000 euros ; Bourse Musicien : 25 000 euros ; Bourse Producteur cinéma : 50 000 euros ; Bourse Auteur de Film Documentaire : 25 000 euros ; Bourse Auteur de Film d’Animation : 30 000 euros. A propos de :La Fondation Jean-Luc Lagardère promeut la créativité, l’excellence et la solidarité dans les domaines de la culture, de la recherche et du sport. Elle accompagne des artistes français à l’étranger, soutient les actions sociales menées par des sportifs de haut niveau (Yannick Noah, Laura Flessel, Jean-Philippe Gatien), défriche, à l’ère du numérique, de nouvelles voies pour produire, transformer et diffuser la connaissance. La Fondation Jean-Luc Lagardère fêtera cette année ses dix-huit ans. Contacts presse :Fondation Jean-Luc LagardèreQuiterie Camus – Tél : 01 40 69 67 29 – qcamus@lagardere.fr Hopscotch Hortense Oury – Tél. 01 58 65 00 93 – houry@hopscotch.fr

COMPETITION CONCEPT EUROPEEN  2007 

Le Festival du Film Européen de Bruxelles (FFFB) a le plaisir dorganiser sa deuxième édition du concours européen de concept de long métrage.

Etes-vous scénariste ou réalisateur ayant une idée forte et originale? Avez-vous réalisé au maximum un long métrage?  Nous souhaitons découvrir votre talent!

Les deux gagnants seront invités pour le weekend à Bruxelles pour réceptionner leur prix ((the software « Movie Magic Screenwriter » ou « J’écris un Film ») lors de la Cérémonie de Clôture du festival le 7 juin, offrant ainsi l’opportunité de rencontrer des producteurs et autres professionnels du cinéma.

Comment participer?

Envoyez les documents suivants en français, en anglais, ou en néerlandais (au choix) :

  1. votre concept de 3 pages maximum
  2. une biographie + une photo de l’auteur
  3. une note d’intention d’une page maximum: imaginez-vous que vous vendez votre pitch à un producteur et decrivez les qualités cinématographiques.

FFFB asbl – Concept compétition

Place Flagey, 7 – 1050 Bruxelles (Belgique)

Ou par e-mail à: script@fffb.be

Documents à envoyer pour le 15 mai 2007 au plus tard.

Pour en savoir plus, vous trouverez ci-joint le règlement de ce concours.

FFFB

script@fffb.be

www.fffb.be

February 7, 2007 by audebertrand

Valérie Marianne Sohier, réalisatrice du court métrage “Trente-cinq et demi”, nous raconte au quotidien comment elle s’y prend pour vendre son film visible au marché du festival de Clermont Ferrand.

 Voici où on peut voir le reportage sur son quotidien à Clermont : http://www.dailymotion.com/register/49e50227326d9838b34be65fb/1856731

Le tournage de Plus belle la vie

February 7, 2007 by audebertrand

Plus belle la vie est un feuilleton télévisé français racontant la vie quotidienne, les grands et petits malheurs des habitants du quartier imaginaire du Mistral à Marseille. Il est produit par Télfrance et il est diffusé sur France 3à 20h20. Les épisodes sont diffusés depuis le 30 août 2004 et durent 26 minutes chacun.

Dans les studios de Marseille, il y a chaque jour une où deux équipes qui tournent un épisode en cinq jours de préparation et cinq jours de tournage. Il faut tourner vingt six minutes utiles par jours. Cette semaine-là, on tourne en studio des séquences de huit épisodes différents. Le rôle des assistants réalisateurs est plus hiérarchisé et compartimenté que sur un téléfilm. Le second assistant réalisateur se demande comment on va faire pour tourner quinze séquences en une journée avec vingt-trois minutes utiles par jour, lui qui a l’habitude des téléfilms où l’on fait au maximum dix séquences par jour. Lors de la préparation, chacun s’interroge sur le contenu du scénario pour savoir qui est le meurtrier. On demande aux assistants réalisateurs qui préparent la semaine suivante si ils n’ont pas des informations sur la suite de l’histoire : alors, qui est le coupable ? Les acteurs jouent sans savoir si ils sont innocents ou coupables, cela leur plaît. L’acteur qui joue Livia (un méchant) rode dans les couloirs alors qu’il ne joue pas cette semaine, que fait-il donc là ? Il vient signer son contrat, des autographes ou profiter de la salle de sport ? La stagiaire de dix-neuf ans s’attendrit sur les amours de Ninon et Rudy. Le réalisateur avoue qu’à la fin de chaque épisode, il avait envie de savoir la suite, le « cliff », comme on dit ici (l’accroche en fin d’épisode) a bien fonctionné. Comme la stagiaire, il trouve que ce sont les histoires d’amour qui donnent le plus envie de lire le prochain épisode.

Pour cette session, tout le monde est extrêmement motivé. Le réalisateur est un nouveau. Il vient du téléfilm. Il a eu des prix dans des festivals. On commence le maquillage des comédiennes tous les matins dès sept heures. Le réalisateur est déjà là lui aussi, ce qui n’est pas le cas d’habitude. Il dit bonjour à tout le monde et donne quelques indications aux comédiennes. Les actrices sont ravies. On va peut-être les filmer quand elles ne parlent pas, juste pour avoir leur réaction à l’écran, faire des plans originaux. Elles se concentrent. Le premier assistant réalisateur est enthousiaste lui aussi. Le réalisateur lui a montré tous les plans qu’il souhaite tourner en l’associant à son travail alors que les autres réalisateurs avec lesquels il a travaillé ne le faisaient pas. Cet assistant réalisateur chevronné explique au réalisateur qu’il sera mal commode de tourner un plan dans le couloir étroit car le steadycam et la perche auront du mal à suivre les comédiens. Le réalisateur n’en tient pas compte. Il affirme qu’on se débrouillera.

Un flot de touristes visitent régulièrement les décors (trois studios, cinquante-deux décors intérieurs dont des rues reconstituées avec des maisons autour du bar du Mistral) comme si il s’agissait d’un monument de Marseille. L’acteur Roland les informe qu’il n’a pas l’accent de Marseille, mais l’accent du midi, nuance… Il est pourtant le seul de la série à n’avoir pas l’accent pointu, quelle déception !

La série est tournée à trois caméras, deux caméras à l’épaule qui, en général, filment les plans serrés et un steadycam qui filme le plus souvent les plans larges. Toute l’équipe technique peut consulter des plans où figurent l’axe des caméras, leurs mouvements et la façon dont les comédiens vont bouger dans la séquence. Lors du tournage, le réalisateur choisit deux caméras qui enregistrent tandis que la troisième n’enregistre pas. Il ne dirige pas les comédiens, un directeur d’acteurs s’en charge, tandis qu’une autre personne s’occupe de faire répéter leur texte aux acteurs. Le chef opérateur n’est pas forcément sur le plateau. Il est à la régie technique et regarde les plans avec l’ingénieur vision, ainsi que deux autres personnes qui collaborent avec le perchman pour le son et un troisième qui enregistre les prises. Ce dernier est chargé du montage des épisodes. Il râle un peu car le réalisateur enregistre peu de plans larges et il a peur qu’on ait du mal à se rattraper en cas de faux plan ou de faux raccord au montage. Il explique également que les responsables de la série souhaitent montrer qu’il fait soleil à Marseille, ce qui n’est pas toujours le cas, et préfèrent des couleurs pimpantes et saturées à l’étalonnage.

D’habitude, on fait rarement plus de trois prises par séquence. Mais ce réalisateur a des ambitions, et on tourne quelquefois plus de six prises ! Les cadreurs sont sous pression. Le réalisateur est un des rares à avoir fait l’IDHEC, il a été cadreur lui-même et reprend les cadreurs à chaque prise quand ils n’ont pas fait le point sur l’acteur que le réalisateur souhaite mettre en valeur. Le chef opérateur aussi est consciencieux. Il éclaire parfois de façon contrastée le visage des acteurs, ce qui n’était pas le cas du précédent chef opérateur. Il regarde précisément chaque prise et remarque chaque défaut de lumière. Cependant, le temps presse. La lumière, les cadrages ou le jeu des comédiens pourraient être encore meilleurs si on avait ne serait-ce que quelques minutes de plus mais il faut finir les 15 séquences de la journée !

Le lendemain, la journée a l’air plus facile : on est presque tout le temps dans le même lieu avec le même type de situation, celui qui joue Léo interroge les différents personnages de la série pour mener son enquête. Le réalisateur a l’impression de refaire toujours la même scène avec différents personnages. Un acteur veut alors modifier légèrement deux phrases dans son texte sans changer le moins du monde le sens de la scène. Il demande au réalisateur qui accepte. Puis il faut demander l’accord du directeur artistique, ou au moins à quelqu’un du bureau d’écriture de la série. Un nouveau poste vient même de se créer à France 3 pour avoir une version informatique de la dernière version du scénario. En effet, les béquets, les changements de scénario réalisés peu de temps avant le tournage, sont écrits à la main quand il ne s’agit que d’une phrase ou deux.

La semaine se termine rapidement. L’organisation est bien rodée. On est vendredi, il est dix-sept heures trente. Le tournage est terminé. Tout le monde est sur les genoux. Les journées sont tellement longues et intensives que beaucoup de techniciens ne travaillent pas plus de quinze jours d’affilée. Seuls les acteurs sont là toutes les semaines. Mais ils ont deux mois de vacances par an, le scénario est écrit en fonction de leurs disponibilités et on est aux petits soins avec eux. Sur le mur devant la régie technique et dans le cahier des humeurs devant les plateaux, on peut lire quelques phrases critiques sur les excès du rendement. A proximité des loges des comédiens est accrochée une photo d’une vieil homme dans une posture mélancolique avec pour légende « Tu es las de la condition humaine, tu peux toujours te suicider.». Ces témoignages expriment une souffrance face à un travail réalisé de façon industrielle et en même temps, la présence d’un bol d’air frais d’humour et de liberté. Les électros et les machinos se retrouvent pour prendre un pastis ou une bière. Le réalisateur reste encore un peu. Lundi prochain, il va faire du zèle. Il va venir voir le montage alors que normalement, le réalisateur n’y participe pas : c’est le travail des monteurs. Chaque membre de l’équipe a ses dates pour revenir à une prochaine session. On se sépare, jusqu’à la fois prochaine…Le film tourné passe à la télévision dans trois semaines. A la sortie du studio, une trentaine de personnes attendent les acteurs pour leur faire signer des autographes.

 

Pour plus de renseignements, voici le site de la série : http://www.plusbellelavie.fr/home.php

Week-end court à Clermont Ferrand

February 7, 2007 by audebertrand

Six heures trente du matin, sur le quai de la gare de Lyon. On se retrouve en tête de train pour un week-end au festival du court-métrage de Clermont Ferrand, avec pour projet de voir des films et de réaliser un reportage sur les réalisateurs. La bourse Mercoeur du centre d’animation subventionne notre atelier vidéo pour l’aventure. On est tous éparpillés dans le train. Après une discussion avec le contrôleur, on se retrouve dans le dernier wagon où on a plus de place qu’il nous en faut ! Six heures quarante-cinq, on monte dans le train, deux personnes qui doivent partir avec nous ne sont pas encore là. On ne sait pas où ils sont ! J’appelle Pascal, le répondeur m’indique « Le numéro demandé n’est pas attribué ». Me voilà bien ! Six heures cinquante, Pascal et Allison nous rejoignent.  Sept heures cinq, le train part, deux personnes – dont moi, j’avoue ! – s’écroulent dans les bras de Morphée pour rattraper leur nuit de sommeil. Le réveil se fait au milieu de paysages enneigés, un régal pour des parisiens qui n’ont pas vu la neige depuis belle lurette. Arrivés à Clermont Ferrand, notre hôtel est en face de la gare, quelle bonne surprise ! Un seul hic : nous avons demandé des chambres doubles et dormir à deux dans un seul lit ne tente personne dans notre équipe ! Heureusement, on réussi à échanger les chambre « doubles » contre des chambres « twins », c’est-à-dire à deux lits, comme si seuls les anglophones souhaitaient dormir dans des lits séparés ! 

Onze heures. On prend le tramway pour la Maison de la culture et on achète 30 places de ciné pour 56 euros. On nous donne un volumineux programme mais il n’y en a qu’un seul et il n’est pas très facile de s’y repérer pour choisir ! Treize heures. Une bonne côtelette de bœuf chacun plus tard, on se décide à … entrer dans la salle le plus proche pour voir la sélection L1. Pauline a eu la bonne idée d’acheter le journal local, La Montagne, qui donne ses critiques sur la sélection de courts-métrages. L1 est « A voir obligatoirement ». Nous décidons donc d’aller voir cette sélection.

 Guedro a quelques effets amusants au début mais on ne comprends pas bien le propos réel du film. Sushi Japan me fait bien rire avec les mimiques des japonais qui remuent les papilles en dégustant en cœur des sushis. J’ai beaucoup aimé Renifleur où tous les hommes sont forcés de porter des chaussures de plomb et de s’attacher dans leur lits pour éviter de se retrouver collés au plafond. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux prend la décision insensée d’enlever ses chaussures pour s’envoler. N’est-il pas vrai que nous nous lestons nous aussi de choses lourdes alors que nous aspirons à la légèreté ? Raymond clos le programme. C’est l’histoire d’un homme cobaye qui subi toutes sortes de mouvements en laboratoires censés lui améliorer la vie, une histoire pétillante et drôle. On décide alors d’aller voir des films sur les supers héros, mais la salle est au complet, c’est le succès ! Seize heures. Nous nous installons dans la salle « Petit vélo » pour regarder la sélection F11. En suspens est un beau travail graphique, il ne manque qu’une chose, une histoire. On a tous (toutes) quelques chose de Clémence Karantec nous raconte comment une femme célibataire fantasme en voyant des hommes nus partout. C’est une vision pleine d’humour de la solitude. Une histoire parmi tant d’autres est un film touchant sur un adolescent qui a tout pour être heureux, cependant il est hémophile et son sang est contaminé. C’est joué par un acteur formidable. Je suis une voix nous incite à voter avec une voix off qui débite un discours pédagogique appuyé, inutile d’aller voir le film mais allez voter ! On finit par Changement de propriétaires, avec quelques moments drôles mais trop long. La salle n’est pas chauffée. En sortant, on se précipite pour acheter gants, bonnets et chaussettes. Pas besoin d’aller faire les soldes, à Clermont, les prix sont imbattables ! Il est dix-huit heures et on a enchaîné la projection de films toute la journée. Pourtant, on a encore rien fait pour notre reportage. La nuit tombe déjà. Nous avons juste un contact avec un réalisateur qui arrive ce soir à Clermont Ferrand. On se précipite vers le marché du film mais il vient de fermer et il n’ouvre pas le dimanche ! Comment faire pour trouver ces perles rares : les réalisateurs ? Ils n’ont pas de badge avec leur nom, pas de pins avec un clap sur le revers de leur veston, pas de pellicules 35 MM sur la tête, pas non plus de lumière diffuse autour d’eux qui leur donnerait un visage d’ange et nous, on part demain. Alors ? Voilà qu’en regardant de plus près le programme dont on avait tant critiqué la mise en page, je vois qu’on y trouve tous les numéros personnels des réalisateurs ! Vous imaginez ? Aller au cinéma et avoir le numéro du réalisateur vendu avec le billet : « Allo, Spielberg, c’est moi, quand est-ce qu’on se prend un café pour parler de ton dernier film ? » Ca fait tilt ! Allison se lance pour appeler un réalisateur dont nous avons aimé le court métrage afin de lui proposer de l’interviewer. Elle tombe sur un répondeur et laisse un message modeste, on est un « petit groupe », « débutant dans l’audiovisuel ». Isabelle continue les appels, répondeur encore, elle choisit le ton marketing : « on a un blog, c’est un moyen de communication moderne qui donnera une audience au travail du réalisateur ». A mon tour ! Emballée par le culot de mes camarades, il me faut bien m’y mettre moi aussi ! Je bafouille sur le répondeur d’un troisième réalisateur que « j’ai été très touchée par le film ». Pascal arrive enfin à joindre un réalisateur qui est d’accord pour nous retrouver. Pas à Clermont, à Paris ! Nous voilà bien avancés ! Mais fiers d’avoir tenté l’aventure. Au fil des heures, les réalisateurs nous rappèlent. Les rendez-vous sont prévus pour dimanche matin dix heures. Il va falloir se lever tôt, dur dur ! Vingt heures. On se refait une séance de ciné ? Je suis sur les genoux mais bien forcée de me plier au dynamisme de l’ensemble du groupe ! Nous voilà à la sélection I3, des courts-métrages internationaux. Putot est un jeune Malaisien qui vit avec son père. L’image est belle, l’environnement exotique, mais le scénario et les relations entre les personnages ne sont pas claires. Negaton est rempli d’images bien faites, mais gadgets, avec un affrontement à la Goldorak. Le problème de l’avenir de la terre est traité de façon naïve et maladroite. La mort de la jeune fille est touchante. Une famille atomisée nous relate que, pendant que les ogives nucléaires nord-coréennes fusent vers le sud, des tas de choses horribles arrivent à une charmante famille : l’héroïne, une femme d’une quarantaine d’année, voit sa mère se suicider sous ses yeux, puis sa fille tombe et se tue. L’héroïne massacre alors la maîtresse de son mari et enfin son fils meurt ! Au début, on est un peu perdu, puis on finit par se laisser emporter par cet humour bien noir à la coréenne. 

Vingt-deux heures. Tandis que deux courageuses du groupe se font encore une séance ciné, on retourne en tramway à notre hôtel. L’arrêt « Premier mai » est déclamé par la voix mécanique du tramway. C’est là qu’on devrait descendre. Trop amusés à regarder les photos du jour, nous continuons tranquillement notre chemin et nous moquons d’une pauvre femme qui hurle contre le chauffeur car elle a manqué son arrêt. C’est pas à nous que ça arriverait ! Ben si ! On descend tout de suite, on s’est trompé ! Chanceux que nous sommes, on trouve tout de suite un tramway qui nous ramène dans l’autre sens…

Le lendemain matin, on avait décidé de partir à neuf heures. On finit par partir à neuf trente pour s’apercevoir que l’on a manqué le tramway et l’on se dépêche de partir à pied à la Maison de la culture, s’excusant auprès de notre premier rendez-vous avec une réalisatrice pour notre retard. Finalement, on a arrive à l’heure ! On interviewe trois réalisateurs dont les reportages seront prochainement sur le blog. Nous sommes séduits par leur générosité, passionnés par leur fougue, intéressés par ce qu’ils nous apprennent.

Pendant ce temps, à la Maison de la culture, une « Rencontres réalisateurs – public » est organisée. C’est une occasion pour en apprendre plus sur les conditions de production. Marie Vermillard et Yvon Marciano n’en sont pas à leurs premiers courts-métrages. Ils nous expliquent que leur court a été préacheté par des chaînes. Pourtant, Petites révélations de Marie Vermillard est un film d’une heure composé de plusieurs histoires qui n’ont pas de lien scénaristique entre elles. On aurait pu s’imaginer qu’aucune télévision ne veille s’engager sur ce projet. Mais il y a en France des conseillers de programme qui aiment prendre des risques ! (France 2 en l’occurrence) Alors avis aux amateurs ! La productrice raconte qu’elle a voulu porter ce projet car elle aime particulièrement l’univers de la réalisatrice et qu’elle connaît bien son travail. Le réalisateur de J’aime, lui, a carrément eu une commande de court métrage de la part d’une chaîne de télévision ! Pour Arnaud Gautier, c’est différent. La région Nord Pas de Calais donne de l’argent aux associations quand le réalisateur du court métrage habite cette région. Le film a donc été produit par une association et un producteur belge. Il s’est tourné en HD sans autorisation de tournage. Le réalisateur a réécrit le scénario en s’inspirant des improvisations faites avec les actrices. Au départ, il voulait faire un film sur une première expérience sexuelle, mais il a renoncé quand l’actrice lui a expliqué qu’à dix-neuf ans, les adolescentes de sa génération n’en étaient plus à leur première fois !

Treize heures. Une séance courts métrages français. Le blatte bus, un film d’animation enlevé, me fait voir mes ennemis les cafards sous un autre jour, comme des gens aventureux capables de prendre des risques ! Petite révélations est une série de scènes très courtes de moments forts de la vie, une jeune fille croise une vieille amie à la caisse du supermarché mais elles n’arrivent pas à se parler, une homme se jette sur une voiture en hurlant qu’il veut se suicider…On aimerait en savoir plus sur leurs histoires ! La vie d’Anaïs raconte la vie de post-ado d’une jeune fille qui s’aperçoit que son copain la trompe et qui soutient son père dans ses difficultés au travail, c’est réaliste et bien joué.

Puis on a vu d’autres films que j’ai oublié. Dans l’ensemble, j’ai été étonnée qu’il y a peu de comédies. Beaucoup de films sont tristes, sombres. En général, le principal souci des courts métrages est que le propos de l’auteur n’est pas clair, les relations entre les personnages non plus, enfin, il manque un scénariste compétent au film. La bonne surprise, c’est les films « labos » qui sont souvent visuellement inventifs.

Il est dix-neuf heures, fatigués et contents, on s’apprête à partir ! Farid ne trouve plus son billet de train !  Il l’a pris sur internet. Cependant à la gare, on ne peut pas lui imprimer comme on peut le faire à Paris. A l’hôtel, dans la salle d’attente, une splendide portable dernier cri trône en ventant la possibilité d’avoir le Wifi sur place. Pourtant, on n’a pas le droit de s’en servir. Nous voilà bien avancés. Isabelle a alors l’idée oh combien géniale de me demander si Farid ne m’aurait pas hasard donné son billet retour (car j’ai gardé les billets aller au cas où la MJC nous les demande comme preuve qu’on a bien utilisé sa subvention). Eh oui, j’ai son billet !

Quelques jours plus tard, première projection des rushes des interviews des réalisateurs. On voit le micro et la perche dans le champ ? Au moins, cela prouve qu’on a du matériel, ça fait riche ! De nombreux zooms avant et arrière inutiles ? Le caméraman avait sans doute besoin de se dégourdir les doigts car il faisait froid, faut comprendre ! La caméra HD était mise en 16/9e, on a donc une image qui ne sera pas compatible avec nos autres images pour le montage ? Oui, cela prouve qu’on a de l’ambition, être sur de très grands écrans ! Et maintenant, « A l’abordage ! », euh…, au montage !